Friedrich-Ebert-Stiftung
Bureau Cameroun
BP 11 939, Yaoundé
Boulevard de Russie
Yaoundé-Bastos

Phone:
+237 22 21 29 96
+237 22 21 52 92
Fax:
+237 22 21 52 74

E-Mail: gro.nuremak-sef@ofni
www.fes-kamerun.org

Ebert

Une approche holistique qui englobe le développement collectif est nécessaire pour combattre le groupe terroriste Boko Haram dans la région de l’extrême nord du Cameroun et dans le Bassin du Lac Tchad. Aux réponses sécuritaires, devraient se greffer des solutions politiques, économiques, sociales et culturelles afin de rendre cette approche effective. Ces observations étaient faites par d’imminents experts venus des structures qui assistent les acteurs de la lutte contre Boko Haram récemment à Yaoundé, lors d’une présentation /atelier. Organisée sur le  thème «Boko Haram : Quels développements politiques, économiques, sociaux  pour une paix durable dans l’Extrême Nord du Cameroun et dans le  Bassin du Lac Tchad ?”», cette assisse s’est articulée sur 3 phases : la présentation publique de l’étude intitulée “Boko Haram au Cameroun : pourquoi la paix traine-t-elle ?”, des interventions sur l’amélioration des développements économiques, sociaux et politiques dans les zones affectées par Boko Haram, et finalement une discussion panel  sur une Nouvelle approche holistique qui incorporent le développement humain pour la construction de la paix et la sécurité durable au Cameroun et  dans le Bassin du Lac Tchad.


La présence à cette activité d’experts de renom venus  de l’union Africaine (UA), la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), la Commission Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la Commission Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), et des pays du  Bassin du Lac Tchad- Niger, Nigérien, Tchad et Cameroun- démontre l’intérêt collectif des parties prenantes dans la lutte contre Boko Haram et aussi la convergence de leur point de vue sur le fait que les différentes réponses pour éradiquer Boko Haram au Cameroun et dans le Bassin du Lac Tchad doivent se bien coordonner. Aussi les experts ont condamné les actions entreprises par certaines parties pour tirer des bénéfices économiques du conflit Boko Haram et prolonger la crise sécuritaire dans la région. A cet effet, ils ont identifié le relèvement économique, la création des emplois, la réduction de la pauvreté et le respect des droits de l’homme, comme les moyens les plus sûres pour assurer la paix et de la sécurité durable dans la région de l’extrême nord du Cameroun et dans le Bassin du Lac Tchad.
Selon les experts, il est crucial d’engager des programmes de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et de le Réintégration (DDRR) des repentis dans la région de l’Extrême nord afin d’assister les anciens combattants et les victimes de Boko Haram. Ils ont rajoutés que si les mesures nécessaires ne sont pas prises pour restaurer la stabilité dans ces régions, de nouvelles menaces sécuritaires alimentées par ces repentis aux abois, tels que le crime organisé, l’extrême violence et le radicalisme, pourraient se raviver et plonger la région de l’extrême nord du Cameroun et le Bassin du Lac Tchad dans une impasse sécuritaire.
Cette présentation /atelier marquait le point culminant des initiatives de la FES pour informer l’opinion et sensibiliser les décideurs : gouvernement, autorité militaire, acteur humanitaires, responsable d’organisme internationaux, etc. sur les réponses collectives qui peuvent contribuer à la résolution du conflit Boko Haram. De 2016 à ce jour, la FES a dirigé des réflexions à travers une série de dialogues sécuritaires. Les contenus de ces activités sont synthétisés dans une étude intitulée «“Boko Haram au Cameroun : pourquoi la paix traine-t-elle ?”.  Pour les détails de cette publication, veuillez consulter le lien ci joint.