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Ebert

La salle de conférence de la FES a réuni 6 pays de l’Afrique centrale (Tchad, Gabon, Congo, RDC, RCA, Cameroun) du 6 au 7 juillet afin de prendre un pool de l’intégration de la lutte contre les changements climatiques et celle de la transition énergétique dans leurs agendas de développement. 
Les débats soulevés lors de cette rencontre étaient sur axés la transition énergétique comme moyen de lutte contre les changements climatiques, de justice dans la répartition énergétique, mais  également de création d’emplois durables.


Après rappel par des experts camerounais des secteurs de forêt, énergie et agriculture comme principaux axes de lutte contre les changements climatiques contenus dans les CDN(contributions déterminées aux niveaux nationaux), la situation énergétique sous régionale a été présentée par un expert du gouvernement Tchadien premièrement comme défi écologique en raison du déboisement pour la satisfaction du besoin en énergie, deuxièmement comme défi social pour les projets sanitaires et éducationnels freinées par le déficit énergétique, et enfin comme défi de justice en raison de l’inégale répartition entre les zones rurales et urbaines.
Il ressort de l’analyse des documents de développement des divers pays et des pratiques gouvernementales que la lutte contre les changements climatiques est conditionnée par l’intervention internationale conformément aux promesses de l’Accord de Paris. Bien que, chacun de ces pays doté d’un document de contribution déterminée au niveau national ai revu la part conditionnée et inconditionnée dans l’effort de réduction d’émission, l’intégration des exigences écologiques dans les outils politiques et juridiques reste minable sinon. C’est l’exemple du Cameroun ou le document stratégique pour la croissance et l’emploi pour ne citer que celui-ci ne mentionne le terme climat qu’une seule fois et ce dernier renvoie au « climat des affaires ».
Cet état des lieux a été pour les acteurs sous régionaux de la société civile et du gouvernement le moyen de définir des stratégies d’action afin que la lutte contre les changements climatiques, et précisément la transition énergétique ne soit pas seulement un élan de la communauté internationale mais une véritable appropriation par les états de la sous-région de ce défi qui est particulièrement majeur pour eux en raison de leur emplacement géographique.   La plateforme crée à l’issue de cette conférence se propose d’élaborer des stratégies communes pour influencer le processus décisionnel en Afrique centrale. Ceci sera facilité par la similarité constatée lors de cette conférence des problèmes liés aux changements de climat, ses manifestations, ses conséquences et aussi aux régimes politiques en place.