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Ebert

Cette question a été débattue pendant la formation avec les jeunes progressistes de l’Afrique Centrale autour du thème « rôle des médias dans une démocratie : liberté de la presse et des médias ». La formation regroupait les jeunes des partis progressistes, des syndicats et des organisations de la société civile venant du Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, RCA, république du Congo, RD Congo, et Tchad.


Dans les pays qui ont une longue tradition de culture démocratique comme l’Allemagne, la liberté de la presse est une réalité. La presse remplit pleinement son rôle qui est celui d’informer, d’aider les citoyens à se former, et de contrôle et critique des politiques publiques. Il existe dans ces pays une diversité des médias et un pluralisme d’opinions, le tout sans une tutelle politique. L’organe d’autorégulation (Conseil de la presse) est composé des syndicats de journalisme et d’éditeurs ainsi que des citoyennes par exemple venant des différents secteurs de la culture, politique, églises ou du sport. La mission de cet organe n’est pas de sanctionner, mais plutôt de donner des réprimandes lorsque le code éthique ou déontologique sur la conduite des journalistes a été violé. 
En revanche, dans la plupart des pays de l’Afrique centrale, le gouvernement contrôle la liberté de la presse à travers les organes de régulation qui ont à leur tête une personnalité nommée par le Chef de l’Etat. Il existe encore la censure dans certains pays, ou encore les emprisonnements et assassinats de journalistes dans l’exercice de leur métier. La diversité des médias n’est parfois que la face visible de l’iceberg, car derrière cette diversité se cachent souvent des pratiques telles que l’intimidation des journalistes, les actes de corruption pour publier un article, l’absence de formation des journalistes ou encore la précarité et l’indigence dans lesquelles vivent les journalistes.