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Ebert

Plus de 30 participantes à cette édition du « Ladies Hours », ont attesté que les travailleuses domestiques ont le droit à un contrat de travail approprié, aux salaires décents et réguliers, à la sécurité sociale, aux congés annuels et aux congés de maternités payants, à l’assistance légale et à l’accès aux inspecteurs du travail. Ces droits, ajoutent-elles, doivent être appuyés par des lois nationales actualisées et par l’application effective des conventions et des instruments internationaux, afin de permettre aux travailleuses domestiques de sortir de l’insécurité économique, sociale et légale. Pour l’obtention des résultats palpables, des campagnes d’information et de sensibilisation pour employeurs, travailleuses et décideurs sont nécessaires. Par ailleurs, il faudra un réseautage et des alliances opérationnelles pour permettre aux travailleuses domestiques de prendre part au dialogue social et tripartite, et aux conventions collectives et y insérer leurs revendications.
C’est pour cette raison que le « Ladies Hours » du 27 avril 2017 a mis l’accent sur l’établissement des liens entre les travailleuses domestiques, pour ainsi promouvoir la création des alliances entre les associations des travailleuses domestiques et des syndicats.


La Confédération Camerounaise du Travail (CCT), ayant mis en place un syndicat des travailleuses domestiques, sa présidente a encouragé les autres associations des travailleuses domestiques à imiter ce bon exemple. Elle a ajouté qu’en se faisant syndicaliser, ces travailleuses domestiques peuvent mettre ensemble leurs forces et énergies pour un plaidoyer durable en faveur des conditions de travail justes et équitables.
La détermination de la CCT est un ajout à une alliance établie par la Confédération Syndicale de la Fonction Publique (CSP) avec certaines associations des travailleuses domestiques créée en mars 2017. A travers cette collaboration, les capacités des travailleuses domestiques se sont vues renforcées en ce qui concerne les dispositifs juridiques nationaux et internationaux en faveur du travail domestique. Un accent particulier avait été mis sur la Convention 187 du BIT qui assure la santé et la sécurité au travail et la Convention 189 sur le travail décent pour les travailleuses domestiques, ainsi que sur la législation nationale. D’après les témoignages de certaines associations des travailleuses domestiques, elles ont reçues l’appui logistique et technique de la CSP, et elles envisagent une plus grande collaboration dans le même sens pour relever ce challenge.
Ainsi, courant cette édition de « Ladies Hours » les contacts et alliances se sont élargies, rapprochant des associations telles que l’ONG Horizon Femmes, l’association des travailleuses domestiques ASDAM, le réseau des associations des travailleuses domestiques RENATRAD, la CSP et la CCT ainsi que d’autres organisations intéressées, à mettre leurs efforts ensemble afin de donner aux travailleuses domestiques plus de représentativité et de visibilité. Leur plan d´action se décline comme suit : plus de formations, d’éducation, d’information et de sensibilisation sur les lois et reformes protégeant et défendant les droits des travailleuses domestiques, plus de vulgarisation des cadres juridiques, la création des associations des travailleuses domestiques et assistance aux travailleuses domestiques pour qu’elles se constituent en syndicats. Pour obtenir des résultats durables, des travailleuses domestiques doivent mieux se structurer et mieux s’organiser.
Cette discussion se tient à un moment où il y a une demande accentuée de services des travailleuses domestiques, surtout par la classe des femmes travailleuses. Avec 78% de femmes et de filles âgées entre 15 et 52 ans, impliquées dans le travail domestique au Cameroun, il est nécessaire de parler et de développer des mesures pour leur protection.