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Femmes rurales et urbaines ainsi que des hommes se sont réunis dans la salle de conférence de la FES autour d’une thématique axée sur la considération du genre dans la lutte contre les changements climatiques. Parti d’un constat de différence entre les tâches quotidiennes féminines et masculines, l’atelier de ce jour a questionné la perception féminine des changements climatiques. Les trois articulations ayant meublé cette activité ont permis d’une part d’avoir une idée globale de la prise en compte du genre dans les questions climatiques, et d’autre part de démontrer l’intérêt d’avoir une approche bilatérale dans les décisions relatives à cette lutte. Enfin, une expérience pratique mettant les femmes au-devant de la promotion des énergies propres a été présentée.

 

L’architecture juridique des changements climatiques, nous l’a dit le Dr Parfait OUMBA ne considère que très peu le genre. En effet, des différentes négociations internationales ayant abouties à des textes juridiques ne prennent pratiquement pas en compte l’aspect genre. Face à ce constat, l’expert Esther PEDIE a déploré cette marginalisation de la considération genre dans la lutte contre les changements climatiques compte tenu du fait qu’on note dans certains pays notamment ceux du Sud, une forte implication des femmes dans des activités liées à la sécurité alimentaire, l’agriculture, la santé, l’énergie. La responsabilité féminine augmente dans la collecte d’eau, du bois et d’autres ressources nécessaires à l’accomplissement d’un certain nombre de tâches quotidiennes et ménagères dans lesquelles leur implication et leur contribution est particulièrement forte. Les effets de sécheresse, de désertification, et les fortes précipitations deviennent dès lors pour elles un lourd fardeau, au détriment de leurs activités rémunératrices, de leur éducation, celle de leurs enfants et leur santé. La présentation pratique de Monique NTUMNGIA a permis de confirmer que les hommes et les femmes ne vivent pas les changements climatique de façon similaire, mais surtout que les actions pouvant être menées par les deux genres dépendent fortement de la nature de leurs activités quotidiennes. L’association Green girls Project qui forme les femmes des zones rurales urbaines dans la production de l’électricité à partir du biogaz a été l’illustration durant cette activité du rôle de la gente féminine dans la réduction de l’utilisation des sources d’énergies fossiles et la migration vers les énergies propres. A l’issue de cette activité, la motivation des femmes est grande notamment pour celles de la zone rurale qui sont animées par deux idées : celle d’être de véritables actrices dans les constatations des modifications naturelles devant permettre aux experts nationaux et internationaux d’évaluer à l’aide de preuves tangible les changements de climat mais également celle d’être des actrices quotidiennes de lutte contre les changements climatiques à travers la réduction de la consommation des énergies incompatibles avec les exigences climatiques et l’adoption progressive du renouvelable. Pour les femmes de la zone urbaine, la vision est celle de s’insérer davantage dans les instances décisionnelles relatives aux changements climatiques afin de revendiquer l’intérêt d’une approche genre.