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Le Prof Kemayou, se rapportant à une définition du handicap emprunté aux chercheurs suédois, affirme que le handicap est l’effet des obstacles que la personne rencontre en raison des difficultés d’accès à son environnement. Contrairement aux handicapés moteurs, visuels, auditifs ou mentaux qui font face à un degré plus élevé d’obstacles, les autres citoyens rencontrent d’autres types de difficultés d’accès à leur environnement. Il faut donc réduire ou éliminer ces obstacles en combattant les discriminations et les exclusions sociales. L’inclusion sociale des handicapés au sein de leur communauté nécessite par exemple la construction des édifices publics avec des rampes d’accès qui sont adaptées aux besoins des personnes handicapées.

 

S’agissant de l’inclusion scolaire et universitaire, la personne handicapée vit une situation particulière qui nécessite également un aménagement particulier au niveau de l’accessibilité dans les locaux de l’école, l’acquisition des connaissances et l’évaluation de celles-ci. Les outils d’apprentissage appropriés aux déficients visuels et auditifs doivent également être disponibles pour permettre une égalité de chances entre les handicapés et les autres membres de la communauté. Concernant la participation des handicapés aux processus électoraux, l’Etat doit faciliter l’établissement gratuit des actes de naissance, la carte nationale d’identité, et la carte d’invalidité aux enfants handicapés ; faciliter l’accessibilité dans les bureaux de vote aux handicapés moteurs ; transcrire en braille les matériels électoraux pour les déficients visuels ; vulgariser le langage des signes pendant les campagnes électorales et la promulgation des résultats du vote. Malheureusement, à tous les niveaux de la chaine d’inclusion sociale, les droits sociaux des personnes handicapées ne sont pas encore suffisamment respectés au Cameroun.