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Ebert

C’est autour d’un questionnement axé sur la place accordée aux énergies renouvelables dans la lutte contre les changements climatiques que se sont réunis une vingtaine de députés du parlement camerounais dans la salle de conférence de la FES. Sachant que le socle même d’implémentation et de réalisation des projets de développement en général et ceux liés aux énergies renouvelables en particulier repose sur une solide base normative et institutionnelle, les acteurs de la loi ont été appelés à comprendre d’une part le rôle des énergies renouvelables dans le développement socio-économique mais surtout écologique, et d’autre part à comprendre l’importance et l’urgence d’inscrire cette question dans l’ordre politico-juridique national. Au niveau international rappelons-le, une promesse de 25 % dans le mix énergétique a été faite aux énergies renouvelables dans le document camerounais des négociations internationales sur le climat.

Des trois thématiques soulevées à l’occasion de cette rencontre, on a pu faire quelques constats aux plans légaux politiques et opérationnels. Sur le plan légal les énergies renouvelables connaissent quelques difficultés à éclore du fait de l’encadrement juridique qui est leur. En effet, la Loi du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité ne laisse une place que très marginale aux énergies propres tandis que le projet de loi de 2014 sur les énergies renouvelables n’est resté jusque l’heure qu’un projet. Sur le plan politique, la volonté d’accéder à ce type d’énergie est encore très faible, et ceci se constate dans les documents nationaux de développement qui n’aborde la question du renouvelable qu’avec beaucoup de timidité. Une vue opérationnelle permet de constater qu’au Cameroun les barrages hydroélectriques continuent de naitre de part et d’autres en gardant la place de principale source énergétique. Les éclairages à base du solaire que l’on peut observer sont pour la majorité des initiatives privées. Discuter avec une cible parlementariste sur une question aussi importante et urgente pour le développement durable, a été un appel à l’éveil de la conscience politique et surtout un espoir pour une prise en compte moins lointaine de la question énergétique à base du renouvelable dans l’ordre juridique camerounais.